La fleur de sel de Guérande

Parmi les spécialités que vous trouvez sur mon stand au marché ou encore sur ce site internet, et qui constituent le patrimoine culinaire français, il y a la fleur de sel de Guérande.

Je l’ai découvert lors de mon tour de France des délices. Je me suis arrêté à Nantes chez mon amie Chrystèle, qui m’a fait découvrir Guérande et ses salines.

Paludier (du site www.terredesel.com)

Nous avons visité les marais salants, guidés par une femme paludier, c’est ainsi que l’on nomme le paysan des marais salants de Guérande. Elle nous avait touchés par sa personnalité, son authenticité, son visage buriné et son accueil.

Elle nous avait racontés une histoire dont je n’ai trouvée trace sur Internet, mais que je ne saurais mettre en doute :
Il y a de nombreuses années, l’activité des salines de Guérande périclitait doucement mais sûrement. La municipalité, poussée par quelques promoteurs immobiliers, avait comme projet de couvrir la surface actuelle des marais avec une voie à grande vitesse et des immeubles d’habitation et de commerce.
C’est alors que les paludiers se sont regroupés en coopérative pour se défendre. De là, ils ont employé un homme, dont la mission était de rebooster les ventes de sel de Guérande. Celui-ci a fait renaître la fleur de sel de Guérande.

Déjà connue des anciens, mais peu exploitée. Il s’agit de la toute première récolte de sel. Contrairement au gros sel qui se récolte dans les marais asséché, la fleur de sel se récolte sur l’eau, par temps sec, à l’aide d’un genre de T géant. Son goût rencontre rapidement un franc succès dans les grandes cuisines de France et progressivement dans les assiettes des particuliers.
Vous préserverez toute sa saveur sur les mets crus ou déjà cuits. Autrement dit, ne l’utilisez pas lors de la cuisson.

Aujourd’hui la fleur de sel de Guérande, mais aussi son gros sel, ont acquis une réputation internationale. Les paludiers glissent leur stock et n’écoulent qu’une quantité précise, de façon à se garantir un revenu annuel régulier et faire face aux années humides avec peu de production de sel.

La coopérative a un site que je vous invite à visiter en cliquant ici.

Et pour finir, voici un petit reportage :